Tips pour la certification PSM I

Tips pour la certification PSM I

Je vous avais promis, dans ma note précédente, quelques tips concernant la certification PSM I. Les voici !

Ce qui m’a posé le plus de problème, ce sont les notions de Sprint Goal, de Sprint Backlog et de Definition of Done :

  • Le Sprint Goal, défini conjointement par la Scrum Team lors du Sprint Planning, peut-il évoluer en cours de Sprint ?
  • Le Sprint Backlog, défini par les développeurs en Sprint Planning, peut-il évoluer en cours de Sprint, avec l’accord du PO ?
  • La Definition of Done, définie par la Scrum Team en Sprint Planning, peut-elle évoluer en cours de Sprint ?

Honnêtement, aujourd’hui, je ne suis toujours pas certaine à 100% des réponses à ces questions. J’ai lu tout et son contraire.

Je partirais là-dessus :

  • Le Sprint Goal est défini par l’ensemble de la Scrum team, durant le Sprint planning. Cet Objectif est fixe
  • Le contenu du Sprint Backlog (comment atteindre le Sprint Goal) peut être clarifié et adapté pendant le Sprint, sans que cela n’affecte l’Objectif de Sprint. On peut donc dire que le Sprint Backlog émerge tout au long du Sprint
  • La Definition of Done peut être adaptée, si nécessaire. Elle est agile, évolutive. Une question reste ouverte : peut-elle être adaptée en cours de Sprint ou la Scrum Team doit-elle attendre la Rétrospective ?

Dites-moi à l’occasion ce que vous en pensez 😉

Pour le reste, voici les grandes idées à bien maitriser avant de passer la certification :

  • Pour un Sprint de quatre semaines, le Sprint Planning dure 8 heures, le Sprint Review 4 heure et le Sprint Retro 3 heures
  • Les trois piliers de Scrum sont la transparence, l’inspection et l’adaptation
  • Les valeurs de Scrum sont le courage, le focus, l’engagement, le respect et l’ouverture
  • Les trois Artéfacts Scrum sont le Product backlog, le Sprint backlog et les incréments
  • L’Agile manifesto date de 2001
  • La première version du Scrum guide a été publiée en 2010
  • L’objectif de Scrum est de générer de la valeur
  • Le Product Backlog est entièrement sous la responsabilité du PO
  • Le PO ne peut pas déléguer la gestion du Product Backlog, sauf lorsqu’il s’agit d’ordonner les tâches
  • Le Product Backlog est une liste qui n’est pas fixe mais qui évolue dans le temps
  • Il n’y a pas d’assignation de tâche par le PO ou par quelqu’un d’autre
  • Seul le PO a le droit d’annuler un sprint, si celui-ci devient obsolète
  • Le Sprint Goal porte sur un sprint, la Definition of Done porte sur un incrément
  • Le refinement ne peut pas prendre plus de 10% du temps de la DEV Team
  • Une telle limitation n’existe pas si on parle du refinement au niveau de la Scrum Team
  • En Scrum, on ne parle jamais de release
  • Scrum est un framework, pas une méthodologie. Agile est une méthodologie
  • En Scrum, plus de project manager ni de release manager
  • 1 produit = 1 PO = 1 Product Backlog (et ce, même si plusieurs équipes bossent sur ce produit)
  • Si plusieurs produits, 1 PO et 1 Product Backlog par produit
  • Pas de sprint 0 dans l’approche Scrum
  • Un incrément produit doit toujours être livré à la fin de chaque sprint mais pas d’obligation de release en fin de sprint (décision du PO)
  • Adapter une Scrum Team diminue la vélocité dans un premier temps
  • Le concept de User stories ne vient pas de Scrum
  • Les Progress monitors, Burn down charts ne sont pas obligatoires en Scrum
  • C’est OK qu’une personne cumule plusieurs rôles
  • Si des tâches du Sprint backlog n’ont pas été traitées lors du Sprint, celles-ci ne passent pas en démo et retournent dans le Product backlog
  • Plusieurs équipes Scrum peuvent avoir les mêmes dates de début et de fin du Sprint mais ce n’est pas obligatoire
  • Le PO reste toujours responsable
  • Le refinement se fait toujours 1 ou 2 sprints à l’avance
  • Les Sprint Reviews sont des réunions informelles, pas de sign-of des stakeholders
  • Si plusieurs équipes, c’est OK d’avoir plusieurs DoD tant que tout puisse être consolidé en un seul incrément
  • Le PO est une personne, pas un comité
  • Il n’y a pas de Sprint zéro, tous les Sprints ont la même structure
  • Le Daily Scrum est pour la DEV team. Le PO et le SM ne doivent pas être présents mais ils peuvent y assister
  • Tout ce qui est dans le Scrum guide est « mandatory », et non pas « à la carte »
  • Si un élément du Product Backlog n’est pas conforme à la Definition of Done, il ne peut pas être publié ni même présenté lors de la Sprint Review. Il est alors renvoyé au Product Backlog pour être replanifié ultérieurement

Je reste dubitative sur un point… Après la Rétrospective, un point d’action doit-il être ajouté (ou pas) dans le backlog (Product ou Sprint backlog ?). Si je me réfère à la dernière version du Scrum Guide, je dirais « pas obligatoirement » :

La Scrum Team identifie les changements les plus utiles pour améliorer son efficacité. Les améliorations ayant le plus d’impactsont abordées dès que possible. Elles peuvent même être ajoutées au Sprint Backlog pour le prochain Sprint.

Bonne M… pour votre Certification ! Perso, je m’en vais préparer la PSM II 😉

Tout savoir sur la certification PSM I

Tout savoir sur la certification PSM I

Me revoilà !

Désolée pour le silence radio mais j’ai une bonne excuse : je préparais la certification PSM I 😉

Ça y est, je suis certifiée, à raison de 96,3 % (en 41 minutes et 17 secondes).

Je me la pète un peu, j’avoue… Mais vu ce que j’ai souffert pour préparer cette (maudite) certification, j’ai le droit !

Donc, la certification PSM I (Professional Scrum Master) est une certification reconnue partout dans le monde et délivrée par Scrum.org.

Il existe une autre certification officielle appelée CSM (Certified ScrumMaster), délivrée cette fois par la Scrum Alliance, l’organisation historique de Scrum.

La certification CSM de la Scrum Alliance existe depuis 2001. Initialement, celle-ci était délivrée automatiquement à toute personne ayant suivi la formation officielle de Scrum Alliance (2 jours). Tu douillais pour la formation et BAM! tu étais certifié, sans vérification de tes connaissances / compétences. EASY…

Aujourd’hui, la formation reste un prérequisite mais la Scrum Alliance a ajouté l’obligation de réussir un test composé de 50 questions, avec un niveau d’exigence de 70%, à savoir 35 bonnes réponses sur 50. La formation et le quiz doivent être renouvelés tous les deux ans. By the way, j’ai cru tomber de ma chaise en voyant les tarifs : $995 (Early bird $795) pour deux jours de formation en ligne.

Parallèlement à la certification CSM, il y a celle proposée par Scrum.org, créé par Kan Schwaber, cofondateur de Scrum. C’est la certification du pauvre en quelque sorte.  Concrètement : aucune obligation de suivre au préalable une formation hors de prix dans un centre agréé. Juste un test en ligne, accessible pour la modique somme de… 150 dollars ! Et, cerise sur le gâteau, la certification de Kan est… à vie !!!

Franchement, niveau rapport qualité-prix, il n’y a pas photo. Merci Kan ❤

C’est donc la certification PSM I que j’ai passée ce week-end.

Il s’agit de questions à choix multiple. En gros, vous devez répondre à 80 questions, en 60 minutes maximum, avec un niveau d’exigence de 85%. Il s’agit d’un test en ligne que vous passez directement sur le site Scrum.org. Pour y avoir accès, vous devez vous inscrire sur le site et acheter un code qui vous permettra de passer le test.

C’est un test à livre ouvert. Et là, vous vous dites : EASY ! Sauf que 45 secondes par question, ça ne vous laisse pas beaucoup de temps pour potasser. Il est donc vraiment important de s’y préparer. Bien maîtriser le sujet vous permettra de répondre super rapidement à 90% des questions… et de faire appel à un ami (Google pour ne pas le citer 😉 ) pour répondre aux 10% restants.

Alors, comment se préparer à la certification PSM I ? Première chose à faire : lire, relire, rerelire et rererelire le Scrum Guide et l’Agile Manifesto. Chaque mot a son importance. Je vous conseille de lire d’abord ces documents dans votre langue maternelle, avant de passer rapidement aux versions anglaises. Ah oui, je ne vous ai pas dit : la certification PSM I n’existe qu’en anglais. Et ça joue pas mal sur les mots… attention, soyez préparés. Should, Could, Can et Must, c’est pas pareil !

Ensuite, testez-vous ! Vous trouverez sur Scrum.org ce qu’ils appellent des open assessments. Ces tests blancs de 30 questions vous donneront une idée du QCM et de l’ambiance de l’examen final. Faites-en autant que possible. N’hésitez pas à passer également les Product Owner open assessments, ça élargira votre horizon.

Mais ce n’est pas suffisant… Je vous conseille de trouver d’autres simulateurs d’examen.

Personnellement, j’ai utilisé Certifagile.com (9,99 euros pour une semaine) et l’application Scrum Master Certification d’examsnet (1,59 euros, ça va, on n’est pas volé).

Il y a également pas mal de bouquins sympas disponibles sur Amazon, qui préparent à la certification PSM I. Je recommande « Scrum Master and Product Owner Certification Practice Exam Preparation » de Dan Tousignant. Attention, quelle que soit la source que vous choisissez pour réviser, veillez bien à ce que celle-ci soit conforme à la dernière version du Scrum Guide (celle de 2020). C’est super important, au risque de jeter votre argent par la fenêtre et de rater bêtement votre certification.

Voilà, j’ai tout dit. Enfin, non, j’ai plein de conseils pratiques et de tuyaux pour réussir la certification PSM I. Mais pour ça, vous devrez attendre la prochaine note 😉 

See you ! 

PS : Vous aurez noté le « I » dans « PSM I ». En effet, je ne parle ici que de la première des trois certifications Professional ScrumMaster. Scrum.org propose trois niveaux de certification  (PSM I, PSM II,PSM III), avec à chaque fois un niveau de complexité supplémentaire. Mais bon, un jour à la fois comme ils disent chez les Alcooliques Anonymes 😉 Je reviendrai sur les certifications PSM II et PSM III en temps voulu.  

PS 2 : Notez que Scrum.org propose d’autres certifications que celles de Professional Scrum Master. On a également en magasin : PSPO pour Professional Product Owner ; PSD pour Professional Scrum Developer et SPS pour ScaledProfessional Scrum. Qui sait, un jour peut-être…